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robbie. fine

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MessageSujet: robbie. fine Sam 13 Fév - 2:44:49

    brandon robbie kinglsey ; 16 yo ; scotland ; hufflepuff.
    si' ; 17 yo ; etc.




      je serai, un Arbre.



    C’est l’histoire de l’égarement. L’histoire de la recherche. L’histoire d’une vaste forêt, de feuilles virevoltant par la puissance du vent. L’histoire de ce même vent qui murmure aux oreilles des arbres la puissance des hommes, la puissance destructrice des hommes. Il leur murmure des guerres, des catastrophes. Il leur murmure des révoltes, de la vie qui passe. Il leur murmure tant, que ces arbres acquièrent une sagesse sans limite. Ces arbres dominent le monde, et ses histoires. Ils sont les spectateurs de la vie qui s’écoule, comme un ruisseau suit son cours. Ils sont ce quatrième mur. Ce public averti mais silencieux. Celui qui connaît tout. Celui qui saisit chaque détail, mais n’en dévoilera rien. Celui qui n’interviendra jamais dans la scène, dans la pièce, pour ne pas briser l’histoire. Ou simplement, car il n’en est pas capable. Ils capturent chaque instant, et l’enfouissent au fond de leurs racines. Racines rampantes, naissantes, grandissantes. Un, jour, lorsque la vie sera éteinte, les arbres continueront d’exister. Leurs racines envahiront la terre. Elles auront tout vu, tout appris, tout caché. Alors, le monde ne sera qu’une immense forêt où le vent cessera de murmurer, car les hommes se seront éteints et, avec eux, les caresses des morts.


Dernière édition par B. Robbie Kingsley le Mer 31 Mar - 6:39:35, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: robbie. fine Sam 13 Fév - 2:45:13

      je serai, Astronaute.



    Ma vie se résume à une conséquence d’actions imprévues. D’abord, je suis né en double. Ca, c’était pas prévu. Le regard d’allumé de mon père lorsqu’il m’a pris dans ses bras n’était pas prévu non plus. Les pauvres, paraît qu’ils sortaient d’un dîner de famille, totalement bourrés. Je suis né dans une famille de fêtards. Une famille nombreuse, bruyante, lourde, euphorique, envahissante, discrète, hétérogène, bizarre, masculine, féminine, masculine. La seule femme chez moi, c’est ma mère. Enfin, y’avait Logan, mais là, ça se complique. Logan c’était ma double. Je peux dire « ma » quand je parle du passé. L’histoire de Logan est un peu délicate, j’ai encore du mal à tout saisir moi-même, alors je vous raconterai quand j’en aurai le courage. On est nés à trois heures du matin, et évidemment je suis le plus grand. Je l’ai toujours été et le serai toujours, quoique s’obstine à faire croire l’autre tapette. A huit semaines, mon frère aîné s’est amusé à me faire faire l’avion. Il m’a déboîté l’épaule, ce n’était pas prévu. Depuis j’ai toujours une petite douleur au bras gauche, quand on y exerce une forte pression, comme un tiraillement. J’ai alors commencé mon étonnante carrière de cascadeur. A deux ans j’avais déjà connu le département entier des urgences de l’hôpital le plus proche. Mes parents sont convaincus que c’est de ma faute si Logan a voulu se faire triturer de long en large, par la suite. Moi je pense pas. Je pense surtout qu’il est barge, mais que voulez-vous y faire, on me croit jamais. Je comprends pas. Je suis si mignon pourtant, on devrait me croire !
    Bon. C’est vrai, depuis que je suis petit, j’m’y crois trop. A la cour de récré je me prenais pour Superman, et impossible pour les autres gosses de me faire tomber du ciel. Le drame a été quand un autre bouffon est arrivé en me disant qu’IL était Superman. Ce fut une bataille sans fin. La guerre pour le vrai culotté. On s’est tous les deux faits pulvériser par un démon venu d’un autre monde… La maîtresse. Elle avait de grands yeux, une pustule sur le nez, des fesses de la taille d’un hélicoptère, et des cheveux de mouton. On l’appelait Le Mouton. Dieu, qu’elle nous effrayait. L’imprévu fut quand ses cheveux prirent feu, sous mon regard fâché de Superman. Ma gloire dura un après-midi. Le lendemain j’étais viré de l’école. Ce fut le drame de ma vie. On trouve toujours le moyen de nous arracher à notre destin de gloire au moment ou il atteint son apogée. J’en veux encore à mes parents.

    Et puis, un mois plus tard, Logan a été viré aussi. Il avait arrosé la maîtresse par un simple regard. C’a toujours été comme ça. Lui l’eau, moi le feu. A nous deux on se complète. On s’éteindra ensemble.
    Je suis explosif, je l’ai toujours été. Je suis celui qui aime le Redbull, celui qui a pris sa première cuite, celui qui a passé sa première nuit au poste. Je suis celui qui s’est fait casser la gueule dans une manifestation par les crs pour la première fois, celui qui a appris à courir le plus vite aussi, pour des raisons assez obscures. N’allez pas croire que Logan est un ange, à côté. Mais juste, avant, c’était une fille. Et ça veut tout dire. Il était encore pudique face à mes amis, une espèce d’ombre, qui analysait tout, saisissait tout, mais ne se montrait pas. Je le sentais, là, parmi nous, omniprésent, mais totalement invisible. Je le protège, même si je crois qu’il me protège encore plus, lui. Il a ce truc, ce truc qu’ont pas les vrais mecs de notre famille, ce truc en plus, qui fait qu’il vous analyse d’un simple regard. Je le connais par cœur, mais c’est normal, c’est mon frère. Lui, il pourrait connaître par cœur n’importe qui. Je l’admire. Je suis l’orage qui se prépare, il est le soleil après la pluie.

      « Tu fais quoi ? »
      « Ta mère. »
      « T’es con. »
      « Casse-toi. »
      « Toi-même ! »
      « Gamin ! »
      « Puceau. »
      « Tu t’es vu ? »
      « Je t’aime. »
      « Moi aussi. »



Dernière édition par B. Robbie Kingsley le Mer 31 Mar - 6:37:59, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: robbie. fine Sam 13 Fév - 2:45:46

      je serai, Robbie.

    mad ; john ; rob.


    « Robbie tu fais quoi ce soir ? »
    « Dunno’. »
    « Madeleine ? »
    « Hm. »
    « John’ ? »
    « Boh. »
    « Okay, merci les mecs… »

    Allez ciao, casse-toi. Le Poufsouffle éloigné, Robbie et ses deux amis s’échangèrent un regard puis sourirent avant de se mettre à rire bruyamment. Ce soir ils avaient prévu de passer leur soirée ensemble, uniquement tous les trois, sans personne d’autre sur le dos. Inséparables, soudés, unis, passionnés, ils avaient besoin parfois de se retrouver réunis en petit comité. Leur amitié était avant tout une passion, un amour fort, brûlant, explosif. Ils vivaient, ensemble, grandissaient ensemble, au rythme de cet amour, de cette force et de cette passion. Leur histoire avait commencé à trois, et elle se terminerait à trois.

    Une bièreaubeure à la main pour commencer, les voici posés dans la salle sur demande. Pour l’occasion la pièce avait pris une allure de chambre moldue, aux dimensions démesurées. Deux canapés énormes, recouverts de couvertures, couettes moelleuses, un tapis par terre, sur lequel on pouvait très bien s’assoupir, une table basse recouverte de paquets de cigarettes et autres substances illicites. Les murs étaient tapissés d’affiches, des instruments de musique étaient éparpillés sur les côtés, et la musique de fond ne cessait jamais, répondant aux appels des trois adolescents. Paf, une envie, et la voici assouvie. Ils étaient bien là, tous trois. Trois typiques adolescents anglais. Une cigarette au bec, les cheveux devant les yeux, un jean délavé et une vaste chemise légère. Aux pieds, des chaussures aux couleurs vives, excentriques, rien de bien banal pour leur génération. Rien de bien sorcier, non plus. C’était ce rendez-vous hebdomadaire qui leur permettait de sortir un instant du cercle restrictif du château. Cravate ôtée, chaussures cirées de côté, pantalon étriqué à laver… On les retrouvait au naturel. Riant, souriant, bavardant, buvant, fumant, critiquant, ragotant, délibérant, chantant, dansant… C’était une belle amitié. Une belle sensation inépuisable, une source sans fin qui leur offrait un reflet différent à chaque fois qu’ils la consultaient. C’était spontané, surtout.

    « T’as vu l’histoire des allumés là ? Les mecs à la fac qui prétendent avoir trouvé un bouquin bizarre qui… Qui fait quoi déjà ? »
    « Ramène les morts ? »
    « Nan ?! »
    « Mais si, paraît que le ministère est dans tous ses états. Ils essaient d’étouffer l’histoire, mais la situation reste louche. Enfin, je comprends pas, ils se contredisent eux-mêmes… D’un côté ils affirment que c’est une connerie inventée juste pour faire parler d’eux, et d’un autre… »
    « Arrête, de toute façon ils sont tous corrompus au Ministère. »
    « Wow, je commence à avoir la tête qui tourne. »
    « Mange. »

    Et sans plus attendre une tarte aux myrtilles et d’abondantes portions de glace à la crème apparurent sur la table basse sous le regard toujours aussi émerveillé des adolescents. Ils avaient beau revendiquer une part de culture moldue, la magie ne cesserait de faire part intégrante de leur vie, de les surprendre et de les combler. Plus tard, ils s’endormiraient au coin du feu de cheminée, les uns collés aux autres pour se réchauffer, mais surtout pour se sentir proches et unis, même au plus profond de leur inconscient, de leurs rêves.


______


      Allo maman, je me suis perdu.


    « Mad, t’as des nouvelles de John ? »
    « J’allais te poser la même question. »

    Son cœur s’arrêta un instant. Mad était sa première et dernière ressource. Si elle ne savait pas, personne ne saurait. Et Merlin sait qu’il avait envoyé des lettres dans les dernières semaines. Il était même parti guetter face à chez lui, mais rien, aucune nouvelle. Pas un signe de vie. Ce n’était pas le style de John de les abandonner comme ça. Non. John, Mad et Rob c’était un trio retentissant. Tous les connaissaient. C’était eux trois, ou rien. Et là, en l’occurrence, ce n’était rien.

    Presque inconsciemment les deux adolescents se prirent la main avant d’avancer dans le wagon. Direction Poudlard. Ils espéraient évidemment, au fond d’eux-mêmes, que John apparaîtrait, dans leur compartiment habituel, à un moment où à un autre. Robbie retint son souffle alors qu’ils arrivaient finalement à ce foutu compartiment. Peut-être…
    Désillusion. Il y avait du monde, mais ce n’était pas Jonathan.

    « Vous pouvez changer de compartiment, c’est le notre ici. »
    « On est déjà installés, mec. »
    « Ne m’appelle pas ‘mec’. »
    « Putain Kingsley barre toi j’t’ai dit ! Tu vas pas m’faire chier, pour un compartiment ! Celui d’à côté est vide, ça te coûte quoi d’y poser ton cul, bordel. »

    Tandis qu’il sentait Mad exercer une pression sur sa main pour qu’ils aillent s’asseoir ailleurs, Robbie faisait face à Shepard, un imbécile de Serdaigle. Finalement il le poussa en arrière violemment d’une main avant de continuer son chemin. Reste dans ton compartiment, bouffon.
    La voici leur première défaite. John avait disparu et on détruisait déjà leurs habitudes. Etait-ce le début de la décadence ?

    Depuis ce voyage, leur histoire avait été bouleversée. Toujours pas de nouvelles de John. Mad et lui s’obstinaient à continuer leur vie, malgré cette sensation pesante qui flottait dans l’air. Il y avait cette force, qui continuait à les lier, qui les poussait à s’approcher toujours plus, l’un vers l’autre. Robbie le sentait, il se sentait poussé, attiré. Mais il luttait. Ce n’était pas correct. Pas correct envers John, envers leur trio, envers ce qu’ils avaient construit, à trois. On ne balaye pas comme ça une amitié, pas si elle est aussi forte. Alors, faut-il renier l’histoire, ou s’arrêter de vivre ? Faut-il suivre ses pulsions et le cours du temps, ou attendre l’arrivée du miracle ?
    Les miracles n’existent pas. La vie s’écoule.
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