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logan, le garçon manqué.

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MessageSujet: logan, le garçon manqué. Sam 13 Mar - 0:19:30

logan elizabeth kingsley ;
welcome to my horrorshow




    I ▬ VOS PAPIERS, S'IL VOUS PLAÎT

    nom : kingsley
    prénom(s) : logan elizabeth
    date de naissance & âge : 13 août 1997.
    type d'étude : sixième année
    lieu de naissance : inveresk, écosse
    lieu de résidence : inveresk, écosse
    ascendance : si on se souvenait de toutes les descendances de sa famille... et il faudrait encore qu'ils ne mentent pas. par défaut, ce sera sang-mêlé.


Spoiler:
 


Dernière édition par Logan E. Kingsley le Sam 13 Mar - 7:12:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: logan, le garçon manqué. Sam 13 Mar - 0:20:25

    II ▬ T'ES MIGNON MAIS J'AI PAS L'IMPRESSION DE TE CONNAÎTRE...

    Dans la pénombre, j’arrive tout juste à percevoir les plus vagues contours de la chambre : la porte à ma droite, puis les placards aux poignées bloquées, la fenêtre donnant sur la cour, les draps bleus du lit, le mur avec ses étagères presque vides, le lit à ma gauche, la table de nuit entre les deux, et la lumière bleutée qui semble imbiber tout comme une eau invisible. Je commence à connaître ce lieu par cœur. C’est normal après tout, ça va être la troisième fois que je me réveille ici. Enfin, si on peut décrire mon état comme un éveil ; je dirais plutôt qu’il s‘agit d’une transe, le genre d’état où l’on a conscience de ce qui se passe tout en restant ferment ancré dans le monde des rêves. Peut-être est-ce pour ça que tout me semble si paisible, si normal, comme si j’avais toujours vécu là. Même l’écriteau au bout de mon lit m’informant de mon âge, mon état et les médicaments qu’on me donne m’est familier. Au dessus, je déchiffre avec peine mon nom rédigé au stylo bleu : Logan. Elisabeth. Kingsley.

    A chaque fois que je lis mon prénom complet, je grogne de frustration. Logan Kingsley aurait suffit, non ? Logan, c’est un nom unisexe, typiquement écossais, qui s’accorde parfaitement avec moi. Et Kingsley, c’est ma famille, le sourire de ma mère au petit matin, le rire de mon père qui résonne comme un tonnerre bienveillant ; c’est l’odeur de charbon dans la cheminée et mes quatre frères et moi qui nous préparons à une mission « Vol de Gâteaux » avec la suie. Mais Elisabeth… Un prénom de petite princesse, faite pour porter de longues robes de soie et des corsets, ou du vernis à paillettes. Un jolie gamine qu’on aurait surnommée Beth, Eli’, Elisa, Lisa, ou Dieu sait quoi encore. Le nom de merde, quoi.

    Soudain, un mouvement à ma droite. J’ai vaguement conscience de mon cœur qui fait un bond, surpris, mais j’ai du mal à me connecter à la réalité. Quelle heure est-il ? 4h du matin je dirais. Qu’est-ce que je fous réveillé aussi tôt ? La notion suffit à m’attirer encore un peu en dehors du rêve bleu qui m’entoure comme un cocon bienveillant. J’ai envie de savoir ce qui m’a empêché de dormir.

    « Ngh. »

    Oh, très éloquent Logan. Mais difficile de faire autrement après le réveil désagréable d’une longue léthargie ? Mon cou me fait mal quand je tourne la tête à droite pour voir un peu mieux ce qui se trouve à ma droite. J’aperçois très rapidement un contour de visage, sans doute un miroir. Tiens, je pensais que mes cheveux étaient plus longs que ça, en fait j’aurais pas besoin de les couper…

    Une voiture passe et éclaire suffisamment le miroir pour que je m’aperçoive de mon erreur : ce n’est pas une glace, c’est mon jumeau. Eh, lâchez-moi un peu, j’suis sous morphine et franchement le mur blanc de droite est le portrait craché du mur gauche.

    « Brandon ? »

    J’ai la voix qui part dans les aigus, ça va pas le faire. Heureusement, Brandon s’en aperçoit pas et se contente d’ouvrir les yeux.

    « Logan, t’es réveillé. »

    Salut frangin, j’t’ai manqué ? C’est ce que je lui aurais dit si j’avais pas eu peur que ma voix recommence à se la jouer Farinelli. Mais je me contente de lui rendre son sourire avec autant de force et d’amour que je peux. Il passe la main dans les cheveux, gêné comme moi par l’intense solennité du moment. Au bout d’un moment, je craque et j’envoie ma voix tordue en l’air pour pouvoir profiter de ce que je crois être une bonne nouvelle.

    « L’opération a marché ? »
    « On dirait. »
    « J’ai plus d’seins ? »
    « Pour ce que t’avais, personne se doutera d’une différence… » dit-il avec le sourire de celui qui se croit drôle. Tss, c’est pas comme s’il a du apprendre à jouer au Quidditch en évitant les Cognards sur le torse, lui.
    « Ta gueule. Et j’aurais de la barbe ? »

    Signe affirmatif de la tête de sa part. « A toi les joies du rasoir. » ajoute-t-il avec un sourire entendu et un index pointé sur le bandage à sa joue droite. Petit souvenir de ce matin, je pense. Mais moi je saurais mieux me raser que lui, j’ai vu les conneries à éviter grâce à sa maladresse.

    « Je pensais pas me raser tout de suite, j’avais envie d’essayer la barbiche. J’trouve que ça m’irait bien… »

    En parlant je passe ma main sur mon menton, adressant un sourire séduisant à mon reflet. Ce malotru secoue la tête, comme à chaque fois que j’ai une idée géniale.

    « Logan. »
    « Ouais ? »
    « Je sais que tu kiffes l’idée d’avoir une barbe et une moustache et tout, mais je te laisserais jamais nous ridiculiser comme ça, dussé-je te raser de force. »
    « T’es pas drôle. »
    « J’t’offrirais un postiche pour notre anniv’. »
    « Haha. »
    « Tu vois que je suis drôle quand je veux. » dit-il en me souriant.

    C’est la spécialité de mon frère et moi, ça : sourire et se foutre de nos gueules respectives lorsque la situation est aussi grave. On sait pas gérer ça autrement qu’avec un sourire ; ou peut-être qu’il n’y a que moi qui a besoin de ça, et qu’il m’accompagne. Tout ce que je sais, c’est que si je souris pas, je m’autodétruis. Et j’aime tellement sourire, c’est ma drogue à moi.
    Même si je dois avouer que la morphine me plaît bien en ce moment. Elle fait de mon passé, mon présent et de mon futur un amas si simple et si joli que je comprends plus très bien pourquoi mon ventre se tord d’inquiétude à mille lieux de moi. Pour m’occuper, je m’amuse à dévisager Brandon qui joue avec le pli d’une couverture donnée par les infirmières de Ste Mangouste.

    On a beau être jumeaux, lui et moi on est le jour et la nuit physiquement parlant. Brandon Robbie Kinglsey – ou ‘Robbie’ comme il aime se faire appeler – est grand, ténébreux, avec un regard qui foudroie comme un éclair noir. Il a la forme du visage venant du côté de notre mère et les cheveux de notre père. Moi, je suis blond foncé, avec des yeux clairs et lumineux, de longs cils et un nez retroussé. Ce qu’on a en commun, c’est la peau pâle, la taille – grâce à ma première opération, mon corps rattrape le retard – et cette maigreur musclée caractéristique de notre famille comme l’est la rousseur aux Weasley. Evidement, je suis glabre et pas lui – même si cela va changer, n’en déplaise à Monsieur. Il est simplement jaloux du succès que je vais avoir auprès de nos camarades dès la rentrée. Assume, Brandounet, il va falloir partager avec ton frère anciennement ascète maintenant. De toute façon, Poudlard s’en réjouira : je ne serais plus ce bel ange intouchable qui s’efface dès qu’il s’agit d’aller plus loin qu’un baiser. Mon délicat visage d’ange déchu va pouvoir pleinement profiter de son effet.

    Orgueilleux moi ? Peut-être un peu sur les bords, mais je dirais plutôt fier et incapable d’accepter les critiques formulées en toute ignorance de mon parcours. Le Choixpeau a eu énormément de mal à me répartir, je me souviens. J’ai le courage et la susceptibilité d’un Gryffondor, la détermination peu scrupuleuse et l’égoïsme d’un Serpentard, et la curiosité des Serdaigles. Bizarrement, j’ai fini à Poussoufle avec mon frère ; allez savoir comment j’ai fait. Peut-être qu’étant les derniers de la famille, le Choixpeau a décidé que nous n’irions dans aucune des maisons appartenant à nos aînés.



Dernière édition par Logan E. Kingsley le Sam 13 Mar - 6:40:30, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: logan, le garçon manqué. Sam 13 Mar - 0:20:44


    J’ai pas le profil du Poussoufle stéréotypé. Bon, Brandon me traite souvent de « blaireau » mais ça c’est juste un mauvais jeu de mot. Ma personnalité est fluide et adaptable, ce qui explique sans doute que j’aurais pu m’intégrer dans n’importe quelle maison. Non pas que je sois un parfait caméléon qui s’amuse à se glisser partout pour pouvoir manipuler les gens à ma guise ; j’ai même tendance à mettre les pieds dans le plat dans mes conversations avec les gens. Aucun tact, une incapacité à analyser les expressions, le tout paré d’une tendance à réfléchir avec le cœur plutôt que la tête et un grand côté provocateur, c’est un assez mauvais départ. Peut-être est-ce à cause de mon égoïsme : à part Brandon, mes désirs passent au dessus de ceux des autres. Alors que j’en blesse ou vexe avec mes blagues, ça m’importe peu ; ils ne sont pas les seuls à souffrir dans ce monde. Paradoxalement, je ne supporte pas l’injustice et ma hardiesse me pousse à voler dans les plumes d’agresseurs, peut-être avec une réaction disproportionnée à toute action. Je suis une tête brûlée je le sais, mais également un têtu et une tête.

    Oui, j’aime travailler, j’aime savoir ce qui se passe dans le monde, dans les livres, dans les dortoirs. Tout m’intéresse, je veux tout savoir sans pour autant réussir à garder mon attention sur un sujet pendant plus de cinq minutes. Dans la vie de tous les jours je suis Logan Kingsley, adolescent affectueux et blagueur, plutôt populaire dans mes bons moments, avec une forte tendance à l’immodération dans les propos, les actions, ou les moyens. Un Poussoufle assez tumultueux mais pas bien méchant, en somme. Un enfant des extrêmes, qui ne peut pas vivre dans la modération et le juste milieu. Le blanc ou le noir, le vide ou le tout, le bon ou le mauvais.

    Mes pensées sont un bordel pas possible, je sais même pas si j’arrive à me comprendre. Il faut que parle à quelqu’un là, vite, sinon je vais mourir étouffé sous mes propres mots.

    « Brandon. Brandon. Eh, Brandon ! »
    « Quoi ? » grogne-t-il, s’étant à moitié rendormi.

    Je suis sûr qu’il m’en veut, mais c’est pas de ma faute : quand on veut être garde-malade, on se doit de supporter tout ce qu’entreprend ce dernier. Doté d’un sourire démesurément grand, je me penche vers lui avec une lueur de folie dans les yeux.

    « Tu sais pourquoi t’es né, Brandon ? »
    « Pour rattraper la gaffe de M’man en mettant un blaireau comme toi au monde ? »
    « Nan. Pour que je puisse pleinement apprécier la beauté de mon corps. »
    « Tu détestes ton corps. »
    « Détestais. Maintenant que c’est moi qui dirige, ça va mieux. ! »

    Je sais pas pourquoi mais je me mets à me marrer tout seul. Sans doute la vision de mon cerveau attelé sur mon corps et le forçant à marcher par des reines en nerfs m’est-elle hilarante au plus point. Mes épaules sont secouées par des hoquets immenses, on aurait dit que j’essayais d’avaler l’atmosphère. Brandon me regarde fixement, tout aussi sérieux que je suis mort de rire. Finalement, il commente :

    « Je sais pas si c’est de la fatigue ou du narcissisme démesuré. »
    « J’crois que c’est la morphine. »

    Brandon me dévisage encore un instant avant de passer la main dans ses cheveux avec un sourire semi-amusé semi-désespéré.

    « color=teal]Rendors-toi mec. La famille passe demain voir comment tu vas.[/color] »
    « Et ? »
    « Et si t’as une gueule de mort-vivant ils vont flipper. »
    « Je viens de sortir de cinq heures de sortilèges complexes visant à modifier l’essence même de mes cellules. Tu penses pas que j’ai le droit d’avoir une gueule atroce ? »
    « Si tu fais une tête de déterré M’man va encore faire une scène aux infirmières. »

    Il n’en faut pas plus pour me faire oublier mon envie de discuter toute la nuit.

    « Vu comme ça, bonne nuit Brandon !»

    Un temps. Je me retourne vers la figure assise dans le fauteuil une dernière fois.

    « Pense même pas à squatter mon lit. »
    « J’y comptais pas. Tu pues la mandragore après tes opérations. »

    Un nouveau silence, puis :

    « Dis, Brandon ? »
    « Quoi Logan ? » me répond-il de sa voix faussement mielleuse.

    Je calcule que j’ai encore cinq secondes avant qu’une nouvelle prise de parole de ma part n’enclenche une série d’insultes.

    « Ça se trouve, mon phallus, ce sera une vieille lampe. »
    « T’es con. »
    « Tu penses que j’éjaculerais de l’électricité ? »
    « Bonne nuit Logan. »


Dernière édition par Logan E. Kingsley le Sam 13 Mar - 6:39:56, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: logan, le garçon manqué. Sam 13 Mar - 0:21:00

    Peut-être que je devrais vous expliquer qui je suis, si vous ne l’avez pas encore deviné. L’histoire de Logan Kingsley, c’est l’histoire du dernier-né à dix secondes près d’une famille de cinq enfants, tous des fils – tous ? Apparemment pas, puisque le dernier était en vérité la dernière. Une touche de féminité dans une maison enterrée dans un petit village écossais, là où la famille sorcière pouvait vivre tranquillement ses dons de façon plus ou moins ouverte sous le regard tolérant des villageois amusés. Du moins, c’est ce que l’on croyait…

    « J’vous déteste ! » Les mots résonnent dans tout le cottage avec un écho terrifiant. Déteste…Teste… Este… Les bruits dans le salon se sont arrêtés sec, comme le coup d’aiguille de la pendule. Vous dire que ça m’a arrêté, ce serait raconter n’importe quoi.

    « Qu’est-ce qu’il y a, mon ange ? »

    Mon ange. C’était les mots à ne pas dire – mon père n’appelle aucun de mes frères comme ça. Y a que moi, sa fille, qu’il surnomme ‘ange’. Ça met le petit enfant que je suis hors de moi ; mes poings se serrent et je sens une chaleur atroce me serrer le torse. Et je m’en vais lui prouver que je n’ai rien d’angélique. Avec mes cheveux courts et mes genoux couverts de bleus, on se demanderait facilement quel pervers a fichu ce pauvre petit garçon dans un uniforme d’écolière. J’ai presque dix ans, et aujourd’hui je viens de craquer sous le poids de mon sentiment de malaise qui me poursuit depuis la première journée dans mon école de filles. Je dois faire piètre figure, un petit bout de princesse ratée avec mes cheveux blonds et mes grands yeux bleus brûlant de colère contre ceux qui m’ont fait ‘ça’. C’est quoi, ça ? J’en sais rien, je ne comprends qu’à peine ce que je suis. Pour moi, c’est simple : je suis un garçon et cette mascarade a assez duré.

    « Pourquoi vous m’avez fait être une fille ! Je veux être un garçon, comme Brandon ! »
    « Mais ma chérie, tu n’as pas besoin d’être un garçon pour que tes frères jouent avec toi. Ce n’est pas parce que tu es une fille… »
    « Je suis pas une fille, je suis pas une fille ! »

    Je crie tellement fort que les murs semblent trembler. Qu’est-ce qu’ils ont à trembler ? Ils ont peur de moi, peur de moi parce que je suis un garçon qui en a marre d’être une fille ? Ou peut-être parce que ma colère a fait exploser la lampe à quelques pas de moi, ainsi que la tête d’une poupée jamais utilisée qu’une voisine bienveillante à cru bon de m’offrir. Mes parents me regardent, stupéfait, ma mère surtout. Puis, elle se penche vers mon père et murmure des mots que je distingue à peine. « Et si…si elle était sérieuse ? »


    J’ai eu énormément de chance. Par le genre de hasard qui n’arrive pas deux fois, une amie de ma mère était née homme. Le concept de transsexualité ne lui était donc pas inconnu, et elle a été la première à ce douter du problème. Venant, contrairement à mon père originaire de ce village, d’une grande métropole, elle avait un donc une plus grande diversité de connaissance. Moins de trois jours après mon explosion, je me retrouvais assis dans le bureau d’une psychiatre, fermement accroché à la main de Brandon qui ne comprenait pas plus que moi ce que la dame me voulait.
    L’année précédant mon entrée à Poudlard ne fut qu’une longue suite de visites chez divers médecins, psychiatres, psychologues, médicomages, etc. Il fallait absolument déterminer si mon sexe était réellement masculin ou s’il ne s’agissait que d’un désir de ressembler à mes autres frères. Par mesure de sécurité, mes parents m’avaient placé dans une nouvelle école, mixte et sans uniforme, où personne ne me connaissait. Un nouveau départ, une nouvelle vie, telle que la majorité des transsexuels ne connaissent que bien plus tard dans leur vie. Oui, j’ai eu énormément de chance.
    Et puis, mes onze ans. La lettre, les achats de fournitures dans l’Allée des Traverses, l’anxiété et l’excitation à l’idée d’une nouvelle école, mais surtout l’heure des résultats, des réponses. J’attendais plus ou moins patiemment qu’on me reconnaisse en tant que garçon à part entière, et le verdict des différents spécialistes consultés fut unanime. Restait à me laisser accéder à cette place dans le monde extérieur.

    L’administration a été assez réticente envers ma postulation pour une place dans le dortoir des garçons. Heureusement, le château lui-même a apporté la preuve finale : impossible pour moi de gravir les marches menant à celui des filles durant une visite quelques semaines avant la rentrée. L’ensorcellement s’intéressant à ce qui fait notre essence, j’ai été définitivement reconnu comme le garçon que j’étais. Je ne sais pas comment j’aurais fait autrement.

    Peu de gens savent que je suis né dans le mauvais corps. L’adolescence n’a pas eu beaucoup d’effet sur moi : je n’ai pas été maudite d’une poitrine imposante, ou de hanches en sablier. Il paraît que les gens comme moi refoulent ce genre de changement inconsciemment. Dans tous les cas, à quinze ans j’ai obtenu le feu vert des psychiatres et médecins suivants mon développement pour la première opération. Elle me permettait de grandir plus que si j’étais restée fille et d’avoir une carrure plus masculine, c’est-à-dire des épaules larges, un menton moins pointu, et plus de muscles. J’ai choisi la méthode la plus difficile et la plus dangereuse, mais également celle qui me permettrait d’être entièrement mâle. Une série de trois opérations de cinq heures visant à modifier les informations de mes cellules pour qu’elles changent d’elles-mêmes plutôt qu’à l’aide de potions et de pilules. La première étape ayant été passée, la deuxième vint six mois plus tard, juste après mes seize ans. Cette fois-ci, plus de poitrine, mais de la barbe et une voix qui deviendrait plus grave en quelques jours.

    Aujourd’hui, j’ai toujours seize ans. A la fin de cette sixième année de scolarité je serais majeur, et je pourrais postuler pour l’opération finale. Soyons francs, cette dernière opération me fait flipper comme vous pouvez pas l’imaginer. Mais la simple idée de reste à jamais figé dans un corps qui n’est pas le mien suffit à me faire continuer. En attendant, je rembourre mon caleçon pour minimiser les découvertes et les explications. C’est pas que répéter cinquante fois « je suis transsexuel » me soule, mais si. Très peu de gens sont au courant, peut-être plusieurs s’en doutent-ils au vu de mon comportement étrange par moments, mais je n’en suis pas encore à me faire traiter de monstre et de dégénéré. On verra ce qui se passe ensuite ; après tout, il me reste encore deux ans ici.
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MessageSujet: Re: logan, le garçon manqué. Sam 13 Mar - 7:14:26

and done.
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– parchemins : 622
– copyright : (c) mistaken.
– métier : assistante de la directrice du département de la justice magique et membre du magenmagot.


PENSINE
– âge RPG: vingt-et-un ans.
– ascendance: pur blood.
– inventaire:

MessageSujet: Re: logan, le garçon manqué. Sam 13 Mar - 7:22:40

    WAOUH. g
    Alors ça, c'est un sacré personnage : j'aime & j'aime, il faut absolument qu'on ait un lien. :D

    Sinon je valide, Poufsouffle, donc. <3
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Voir le profil de l'utilisateur http://waddiwasi.exprimetoi.net/
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MessageSujet: Re: logan, le garçon manqué. Sam 13 Mar - 8:42:07

    Merciii <3

    Je vais de ce pas poster une fiche de liens donc si tu as déjà une idée :)
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– parchemins : 848
– copyright : abygaël ; pockecharm ; nxg
– études : Poudlard
– année : 5ème (a redoublé)


PENSINE
– âge RPG: 17 ans
– ascendance: sang-mêlé
– inventaire:

MessageSujet: Re: logan, le garçon manqué. Sam 13 Mar - 21:34:09

    BIENVENUE g g

_________________________
    I AM CALLING YOU , CAN'T YOU HEAR ME ? Hot dry wind blows right through me Baby's crying and I can't sleep But we both know a change is coming It's coming closer Sweet release Desert road from Vegas to nowhere Someplace better than where you've been
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