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le soleil est une lune déguisée.

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MessageSujet: le soleil est une lune déguisée. Sam 8 Jan - 11:48:01


« Too late...It's all time too late. » ISABEL
ou comment foutre en l'air son existence.


    I ▬ VOS PAPIERS, S'IL VOUS PLAÎT
    Nom : Shepherd
    Prénom(s) : Isabel Elisa
    Date de naissance & âge : 12 mai 1993
    Type d'étude : Septième année
    Lieu de naissance : Londres
    Lieu de résidence : À Poudlard pendant l'année scolaire et dans une maison à Hounslow pendant les vacances.
    Ascendance : Sang mêlé

    III ▬ OH, C'EST QUI DERRIÈRE LA VITRE DE L'ÉCRAN ?

    Alexandra ▪ Dix-sept ans


Dernière édition par Isabel E. Shepherd le Dim 9 Jan - 11:21:38, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: le soleil est une lune déguisée. Sam 8 Jan - 12:12:07

prologue. et tu me regardes tomber...
17 août 2010 22h50

    « Tu déconnes, Isabel. » Une brûlure. Le temps de reprendre son souffle et une bouffée, de faire descendre toute cette fumée dans nos poumons. Parce qu’on s’en fout. De notre corps, de notre esprit . Une décadence, celle de la chair . Elle va crever, d’façon . À quoi bon la préserver ? « Ta gueule. » Les bras qui bougent au rythme de la musique, les bassins qui s’heurtent et les lèvres qui se cherchent. « Tu vas le regretter… » La dernière tentative. Les barrières tombent, les résistances s’évaporent. Il est trop difficile de contester, si facile de céder. « Je t’ai dis de te taire. » Et il se laisse faire, se laisse dominer. Elle veut et on ne refuse rien à une mourante. C’est une excuse, on le sait bien. Pour se laisser dépérir, pour ne pas combattre. Trop d’efforts. Les langues se mélangent, les bouches cherchent la saveur de la peau. Jusqu’où peut-on aller pour se détruire ? La femme abandonne un instant son partenaire, empoigne une bouteille de vodka. S’inhaler. Perdre le contrôle de la réalité, saccager notre organisme avant que la maladie ne s’en charge. Bref instant de lucidité, moment d’intelligence. La brume n’est pas éternelle ; seul le ciel l’est. «J’veux pas que tu sois soûle durant… » L’alcool est jeté sur le mur, interrompant la sordide phrase. Le verre éclate, se niche sur le sol. Elle saisit un morceau, le regarde fixement. « Ne te mêle pas de ma vie. » Et l’arme improvisée s’approche, interrompant sa course à mi-chemin des veines bleuâtres. « Bon sang, tu pourrais pas t’calmer ? » Elle bouscule sur le lit, se débattant furieusement contre son ami. Non. Elle ne veut pas se taire, elle ne veut pas arrêter. Être maître de son existence, décider elle-même du moment de sa mort. Petite, t’illusionnes. C’est pas dans tes droits. Railler le destin en ne tentant rien pour l’empêcher d’agir. « Lâche-moi, connard ! » La mâchoire de l’homme trésaille, sa poigne se raffermît sur le bras de l’adulte. Il faut parfois raisonner ceux qu’on aime. « Isa’, j’suis là! C’est moi. Ton pote, ton meilleur pote. T’as le droit d’être en colère mais putain, faut pas te faire du mal ! » Avec un trémolo dans la voix, s’il-vous-plaît. Folie. Elle distribue des coups au hasard, tente de se défaire de l’emprise qui est exercée sur elle. C’était pourtant une simple soirée. On ne décide de rien… Et puis, une larme coule. Transparente, minuscule. Il la lèche. La femme se détend, cesse de crier . Ses yeux parlent ; ils quémandent, ordonnent . Il se penche , desserre sa prise. « Je vais toujours être près de toi, fais-moi confiance. » Et elle le croit. L’humain est faible, il ne fouille pas. Trop long, trop pressant. Leurs bouches se cherchent à nouveau, se trouvent. Deux âmes perdues dans l’obscurité du soir.La phrase, qui jaillit. Parce que la garder en soi, c’est trop dur, même en étant bourrée. « J’veux pas mourir, j’suis pas prête. » Tu n'as pas le choix.

chapitre un. parce qu'on est jeune et con
6 octobre 2005 13h24

Ils avaient le visage tourné vers le soleil. Leur peau dorait doucement, couche éphémère qui la protégeait encore à ce moment-là. Il n’osait pas aborder le sujet qui le préoccupait : c’était encore trop sensible, trop frais. Pourtant, il le fallait. « Isa…t’as déjà aimé toi? » Stupéfaction. La jeune femme se tourna vers son frangin, l’observa. Indécise. Voulait-il donc réentendre cette vérité cruelle et froide, la blesser à nouveau alors que les paroles s’inscrivaient dans son esprit? « Nan. Aimer, c’est bon pour les poufiasses qui veulent un type dans leur lit, c’est bon pour les princesses qui désirent se marier et avoir un p’tit chien fidèle à leur côté, c’est bon pour ceux qui ont un avenir, qui peuvent tisser des relations avec cette merde. Mais pour une fille comme moi, c’est qu’une écharde dans la peau, qu’un bordel de problème. » La phrase type, celle qu’elle s’était instaurée de force dans le crâne. Elle n’en pensait pas un mot, n’y croyait guère plus qu’à un éventuel rétablissement. Son frérot s’appuya sur un coude, ses yeux bleutés fixés sur elle . La diplomatie n’avait jamais été dans ses cordes… « Et t’as pas peur, de crever? » Question stupide, réponse immédiate. « Ouais. » Elle y pensait tous les jours, en oubliait de profiter de ces derniers moments qui pourtant, lui appartenaient. « Pourquoi tu souris toujours, alors?» Innocence. La candeur est bien souvent un trait appréciable. « Parce que sinon, la mort va croire qu’elle a gagné.» Désespoir.

« Isabel! Y’a une gamine qui pleure près du lac. » L’interpellée rajusta sa chevelure blonde d’un coup d’épaule avant de se retourner, un doux sourire aux lèvres. Feindre le bonheur était d’une facilité déconcertante. Tu caches la vérité. La facilité, toujours, encore . Son malheur ne devait pas paraître, c’était plus simple . « Je m’en occupe. » C’est ce que son interlocutrice désirait entendre, elle le savait par expérience. Toi-aussi, tu aurais besoin qu’on s’occupe de toi. Matteo lui jeta un coup d’œil découragé avant de se lever, se dirigeant vers le château.Trouver l’enfant n’était pas difficile ; il suffisait de suivre les sons étouffés qui parvenaient jusqu’à ses oreilles. L’adolescente s’accroupit pour être à la hauteur de la première année. « Qu’est-ce qu’il y a ? » Un problème futile, sans doute. Les causes qui mériteraient réellement des larmes en récoltent rarement. « Mon copain m’a plaquée. » Elle compatissait. Sauf qu’elle savait que de tous les facteurs pouvant occasionner la douleur, celui-là n’était pas le pire. « Ma pauvre...tu vas voir, j’suis sûre que d’ici quelques jours, t’en auras une dizaine à tes pieds. » L’élève lui jeta un regard assassin. « Ça marche peut-être comme ça dans ton monde, mais pas dans le-mien. » Perfidie. À petites doses, sans contrôle. On ne limite pas la méchanceté gratuite. « Mes amies te connaissent…La fille qui ne fait que des sourires…… En faite, j’suis certaine que t’es qu’une garce hypocrite. » Un choc. Et si c’était vrai? Naïve. Comment peut-on désirer faire du mal à un ange? Briser ses ailes, l’empêcher de rejoindre le ciel. Le faire douter. Bienvenue dans le monde réel, Isabel.


Dernière édition par Isabel E. Shepherd le Dim 9 Jan - 10:06:55, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: le soleil est une lune déguisée. Dim 9 Jan - 2:21:54

chapitre 2. faut jamais croire que tout est rose
9 septembre 2006 8h19

La souffrance. Lancinante, intolérante. Qui déchire les veines, brûles les artères, scie le ventre en deux et détruit la chair. Brasier ardent, indomptable. Des cris muets mourraient sur ses lèvres, des larmes glacées se noyaient dans ses yeux. Son corps n’était que douleur, ses membres n’étaient qu’un amas difformes de nerfs tailladés. Illusion, chimère, mirage. L’esprit invente les pires atrocités pour imager les tourments d’un organisme qui se meurt. Une baguette fut pointée vers elle, un liquide coula dans sa bouche. La silhouette qui s’agite de tremblements, se tord, se recroqueville. La magie ne peut pas tout sauver. L’hurlement, tranchante lame dans l’attente déchirante d’une amélioration qui ne vient pas. « Ça ne marche pas… L’autre potion, vite ! » Les dents qu’on écarte de force, le goût amer du sang qui imprègne la langue. Et de nouveau cette brûlure insoutenable, cette impression d’être écartelée, déchirée, lacérée. Ce désir de mourir, pour que tout s’arrête.. Le corps qui cesse brusquement ses soubresauts, repose soudainement froid, immobile sur la stalle. La tête, penchée vers le côté, les yeux vagues… Ne plus s’acharner, se laisser aller. Les envies sont rarement respectées.

[…]


Des gémissements. Clameurs bruyantes, dérangeantes. Isabel détestait ce département ; il était rempli de cris, de larmes et de sang. Devant sa porte, un dandy se pavanait, une jambe en moins. Elle le snoba superbement , concentrée sur les voix qui emplissaient la pièce adjacente. Trop jeune pour comprendre, lui avait-on dit… Lorsque la mort supplée l’entendement, ces règles établies en faisant fi des circonstances n’ont plus d’importance. La souffrance n’à que faire de l’âge ; elle attaque sournoisement, glace les veines, déchire la peau. Apprend la vie aux fortunés à coups de glaive acidulé, détruit celle des malheureux par une force destructrice et funeste. Ce n’est que le début… Une douleur aigue vrillait ses tempes avec acharnement, déposait une brume épaisse sur son esprit . Confusion. Les bribes d’une conversation animée lui parvenaient toujours, rumeurs lointaines…« … Les traitements usuels ne fonctionneront pas, madame Shepherd. Et la potion de régénération sanguine dont vous parlez n’y changera rien. Il s’agit d’une prolifération monoclonale de cellules hématopoïétiques , envahissant la moelle … » Dans la salle limitrophe, une femme aux yeux bouffis par la peine tentait vainement de garder une contenance. Orgueil inutile, presque déplacé. La dignité est parfois indécente, lorsque celle-ci dépasse la nature humaine. Le médicomage, vieux barbu au crâne dégarni, la jaugea d’un regard, indifférent à cette détresse qui lui était coutumière. Cruelle réalité que ce monde hospitalier où les victimes deviennent des numéros, des objets de science, des cobayes indignes de chaleur et d’affection. Tendance néanmoins indubitable, insensibilité usuelle. La dame abandonna son indolence au profit de l’accablement, enchaînée par une amertume soudaine, écrasante.

« N’y a-t-il pas d’autres potions, des remèdes… »Tressaillement de la mâchoire supérieure, trémolo dans la voix. Le professionnel lâcha un soupir bruyant, presque grossier, tapotant avec impatience sa baguette. Équanimité barbare, apathie impitoyable. Il avait cédé depuis fort longtemps son humanité au profit d’un diplôme. « Ceux que nous connaissons permettront à votre fille de ne pas ressentir les symptômes qui s’accentueront, au fil de sa maladie. En ce qui concerne une éventuelle guérison, il est encore trop tôt pour pouvoir y émettre une certitude. Sachez néanmoins que les progrès médicinaux dans le monde magique sont très impressionnants. Nos chercheurs découvrent tous les jours de nouveaux traitements. » Litanie méthodique, amas de mots sans âme ni compassion. Un sanglot étouffé s’échappa des lèvres serrées de l’éplorée alors que l’homme regardait désespérément de tous côtés, cherchant un moyen pour s’échapper. Hypocrisie, absence hégémonique de charité. L’inaction est une calamité qui mène bien souvent à l’infortune. La femme empoigna la blouse du médicomage de ses deux mains, hystérique. Des diamants salés coulaient de ses yeux, transperçant de leur innocente transparence la blouse virginale de l’employé. Celui-ci se recula vivement, dégoûté, avant de pointer sa baguette dans sa direction.

« Je vous prie de vous calmer, sinon… » Supplice atroce qu’est celui infligé au cœur d’une mère, lorsqu’elle sait son enfant condamné. Torture inimaginable, indescriptible. Souffle qui manque, respiration coupée. Il est long, le calvaire qui conduit à l’acceptation d’une évidence. « C’est une sorcière ! Elle est supposée guérir, elle ne peut pas…Elle ne peut pas… Jambes qui flanchent, chute trop courte. La femme s’écroula sur le sol, tête baissée. Son corps frêle était secoué de spasmes, son visage était baigné de larmes. Accepter l’inévitable, être forte. Sa voix se brisa sur le dernier syntagme, faisant éclater ses illusions. Un murmure, un cauchemar… Une vie qui se perd, à défaut de pouvoir se battre. Existence éphémère, jeunesse écourtée. Il est difficile, de s’avouer qu’il faut abandonner. « … Mourir. » Le professionnel eut un sourire désabusé, posant une main sur la poignée. Hideuse est l’âme , lorsqu’elle ne sait compatir avec autrui.« Si votre fille était une moldue, madame, elle ne serait déjà plus de ce monde. Rentrez chez vous… Nous prendrons soins d’elle. » Les mensonges sont toujours plus doux à l’oreille que le fiel amer de la vérité. Dans la chambre adjacente, une jeune blonde regardait ses doigts se teinter de sang. La conversation se ressassait dans sa tête, interminable. Elle embrouillait les paroles, se laissait perdre dans les méandres de ses pensées. Lorsqu’enfin on la remarqua, cette gamine étendue sur un lit glacial, ses joues étaient déjà colorées par un liquide sanglant, ses lèvres, bleuis. Et elle riait. Fort, sans s’arrêter. Destruction.

chapitre 3. l'espoir c'est pour les fous
28 juin 2008 23h41

Des jeux et des rires, des danses et de l’inconscience. Le sol semblait tanguer au rythme lascif de la musique alors que les bassins s’heurtaient, que les lèvres se cherchaient et que le rouge colorait les joues. Les hommes faisaient tournoyer leur partenaire ; tantôt dans les airs, tantôt dans leurs bras. Quand aux fortunées, elles se faisaient à la fois ardentes et timides, cherchant à embraser la passion qui déjà, ravageait les rangs des danseurs pour imbiber l’atmosphère d’une sensualité farouche. Assis à une table, avec l’œil avisé de celui qui en a déjà trop vu, Matteo fumait clope sur clope. Quant à celle qui avait eu le malheur de l’accompagner, elle le fixait d’un air mauvais ; son menton se contractait farouchement et ses yeux s’acharnaient à lancer des éclairs. Sébastien se tourna vers son ami, gourmand, au prise avec une profonde envie de turlupiner .« Tu ne me présentes pas la nouvelle? » « Nah. Elle est aussi emmerdante que la précédente. » « L’emmerdeuse va se barrer, alors. Pauvre con. » Et l’effarouchée qui se lève, couvre de son manteau sa tenue impudique censée provoquer la concupiscence de cet homme qui , un sourire amusé aux lèvres, la regardait sans éprouver ne serai-ce qu’un regret en voyant la soirée ainsi écourtée. « Susceptible, la mam’zelle. » « Mais franchement bien roulée, par contre. » Un geste de la main, comme on écarte un moustique espiègle, une pensée embarrassante. Menteur est celui qui affirme ne s’intéresser qu’au cœur et salaud est celui qui déclare n’accorder de l’importance qu’à la physionomie. « J’te la laisse . Si tu cours vite, t’as peut-être une chance. » « Oublie ça, si j’me lève, j’m’écrase par terre. » « C’est quoi, ce soir? » « Vodka. Et toi? » « Une blonde, une très jolie blonde… » Le copain haussait un sourcil moqueur alors que le serpentard se levait, marchant avec souplesse jusqu’à sa cible. Celle-ci était assise en retrait, sa chevelure de blé répandu sur sa peau de lait, l’auréolant d’or. Elle portait une robe simple qui couvrait complètement ses genoux et ses épaules ; une moue boudeuse se forma sur son visage angélique lorsqu’elle vit celui qui s’approchait d’elle. « Alors la frangine, on se barre? » « Quand tu veux, frérot. » Et les deux s’éloignèrent, bras-dessous, bras-dessus, indifférents aux regards dardés sur eux.

[…]
15 août 2010 19h34

« C’était un salaud, princesse. Il ne t’écrira pas. Ne pleure pas pour lui. » Moue dédaigneuse, bras qui se croisent. Parce que se raisonner, c’est trop difficile. C’est essayer de survivre, de ne pas chuter ; se damner, c’est la voie de la facilité. « Ta gueule . » Une gifle, le satin qui rougit. Et la rose qui enflamme son regard, lance des poignards sanglants de ses pupilles si délicieusement bleutées. Femme…ton nom est doux, mais ton âme est ardente, violente, dangereuse. « Tu dépasses les limites. » « Et toi, tu ne les respecte pas. Qui oserait lever la main sur sa sœur, sinon un pauvre type ? » « Un pauvre type qui en a marre que la sœur en question s’attriste pour un idiot rencontré pendant l’été. » « Ce n’est pas un idiot. » « C’est un connard. » « Non! C’est un ami…Il a promis de ne pas m’abandonner. » L’autre qui serre les poings, retient sa colère. Au même moment, les flots en contrebas s’agitent, faisant éclater leurs veines blanchâtres sur les rochers comme dans un soutient muet à cet abject contrôle de soi. Cries, gémis tant que tu le voudras. Tu es dédiée à cette vie de misère, condamnée à mourir échouée, éperdue au milieu de tous les autres. « T’avais juré…t’avais dis que tu n’aimerais pas. » « Ce n’est pas de l’amour. » « Tu joues avec le feu. »L’éphèbe empoigna le bras de l’anglaise, la forçant à se retourner. Elle donnait des coups, gesticulait comme une forcenée pour échapper à ce contact brûlant d’amour fraternel. Elle ne voulait pas de tendresse, ni de moral et point de pitié ; seulement cette liberté qui lui chatouillait l’âme, l’obligeait à se détruire, à se consumer. Il voulait la sauver, sans savoir que c’était déjà trop tard, que l’acte néfaste était déjà entamé. On ne rembobine pas la casette de la vie… « Il ne va pas me laisser tomber Matteo…Pas lui. »S’effondrer. Parce que les mots sont plus puissants que les coups et que même la haine surpasse l’amour en intensité.Je t’aurai, demain, aujourd’hui et hier. Je t’aurai et tu crèveras, anéantie.




Dernière édition par Isabel E. Shepherd le Dim 9 Jan - 10:40:53, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: le soleil est une lune déguisée. Dim 9 Jan - 2:27:34

chapitre 4. la vie est une salope
16 août 2010 23h56


L’horreur. Les flots s’agitaient en contrebas, spectacle à la fois sinistre et merveilleux. Les vagues écumeuses se déchiraient sur les rochers, le ciel crachait sa haine, vomissait ses larmes. Les conifères s’agitaient follement, désœuvrés. Et le vent poussait, vociférait, s’acharnait sur cette nature idyllique qui n’était qu’illusion. Debout, faisant face au cauchemar, une jeune femme souriait faiblement. Ses vêtements étaient trempés, sa chevelure semblait être de paille et d’acier. Un fantôme dans la tourmente, un spectre glacial dans la chaleur ardente de l’enfer. Vision effroyable et fascinante, image terrible et saisissante. Derrière elle, une dame. Son visage était enveloppé dans un châle, son corps était protégé par une pèlerine. Point de lèvres qui s’étirent, nulle expression. Qu’un soupir coutumier, rituel incommodant d’une conversation inutile. « Matteo m’a parlé de lui. » La voix qui s’hausse pour se faire entendre, brisant le rythme saccadé d’un univers en tourmente. Les chuchotements n’ont pas toujours lieu d’être et le silence est parfois un monstre hideux. L’enfant qui s’agite, saisie d’un léger tremblement. Une main, posée délicatement sur ses épaules, un manteau qui la recouvre soudainement. Les doigts qui sont écartés, le vêtement qui est jeté brusquement dans les eaux déchaînées. On ne dompte pas les créatures sauvages. « Il n’aurait pas dû. » Cruauté d’une fille envers sa mère, amour puissant d’une génitrice envers sa progéniture. Rictus amer, douleur sourde qui vrille le cœur. On sous-estime le mal qu’on peut faire à nos proches, par notre immaturité émotionnelle. «Tu aurais pu nous le présenter. » Rire sardonique, hoquet incontrôlable. L’ombre qui trésaille, penche le visage vers l’avant, sent les gouttelettes rouges rouler lentement sur sa peau. Sentir la situation nous échapper, encore et encore. Déraper, se vouloir puissant. Cacher les symptômes, fuir la gravité. Se croire vivant, invincible. Debout, sur cette colline, maître de son destin. «Ou tenter ta chance… »Le sourire qui s’élargit , gloussement inapproprié, macabre. Les genoux qui fléchissent, le vide qui s’installe. Le sang qui continue de s’échapper, fidèle à son habitude. Et le désir de ne pas réagir, de voir jusqu’où tout cela peut aller. Les paroles qui s’échappent alors que le corps se tournent vers la dame : « Ça n’aurait servi à rien. » Hurlement sinistre devant la désolante vision, le spectre qui s’effondre, face contre terre. Pitoyable pantin, victime innocente. Et le sablier qui s’écoule, se manifeste par les larmes et la douleur… La connaissance, soudaine, indécente. Qu’elle avait perdue, qu’en final, la faucheuse allait tout remporter.

[...]

17 août 2010 15h36

« Des changements ? » On aimerait dire oui. Affirmer que les choses s’améliorent. « Non. » Isabel se rhabilla en silence, tandis que le médecin prenait des notes suite à l’examen. Un pli soucieux barrait son front. « Soyez honnête… » Les yeux qui se font fuyants, évoquant clairement une mauvaise nouvelle. Le langage du corps est souvent plus intelligible que celui des mots. « Il n’y a pas vraiment d’amélioration… » Elle le savait déjà. Tu vas mourir. « Combien de mois? ». L’homme , nerveux, triturait sa cravate en fixant ses pieds. « Je ne peux pas avancer un chiffre précis… » Elle voulait savoir. Non. Elle devait savoir! « Environ? » Ça ne pouvait pas être si terrible. Elle se contenterait de quelques années... « Cinq mois, peut-être moins. Je suis désolé. » Tu étais prévenue.


Dernière édition par Isabel E. Shepherd le Dim 9 Jan - 11:12:03, édité 5 fois
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– études : sciences et mystères de la sorcellerie, première année


PENSINE
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MessageSujet: Re: le soleil est une lune déguisée. Dim 9 Jan - 4:10:29

    BIENVENUE g
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MessageSujet: Re: le soleil est une lune déguisée. Dim 9 Jan - 10:23:23

    Fiche terminée. 15
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MessageSujet: Re: le soleil est une lune déguisée. Dim 9 Jan - 20:58:55

    Niaaaah, t'écris toujours aussi bien Alex *o*

    La Salle Commune des Serpentards est à toi!
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MessageSujet: Re: le soleil est une lune déguisée.

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